Le Cabaret Noir

Antre des Vamps
 
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 Un peu de poésie

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Oihana
Cadavre Exquis


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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Lun 22 Mai - 13:46

Seytahn a écrit:
( ceci dit, bravo à Oihana pour tous ses poèmes )


Embarassed
Mais ils sont pas de moi... je les ai trouvé dans la bibliothèque de l'adt...

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Lilith
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mer 24 Mai - 23:01

Oh les magnifiques poèmes de Baudelaire, surtout celui dédié à Lilith. 8)

En voici un autre, mais je ne sais pas de qui il est :

LES ELFES DE MYSTERE

Comme tout un chacun ils vivent ou survivent
en ce monde qu'ils ne peuvent comprendre
car ils n'en font pas vraiment partie…
Ils errent et se recherchent. Mais se voient-ils ?
Ils se croisent, sûrement, mais ne se trouvent pas…

Et mon moi toujours obscurcit par de profondes idées
Les devine parfois, ou les remarque
Sans les comprendre. Que cachent-ils ?
Pourquoi sont-il contraints (comme moi) à attendre,
Enfermés dans leur donjon de pierre, à ne pouvoir être vus
Que par ceux qui pensent à regarder aux fenêtres
De leur propre tour de verre…

Mais moi, où suis-je ? Et toi, où es-tu ?
Mes volets sont fermés, ma fenêtre s'entrouvre
Je jette un regard au dehors, mais j'ai le vertige
et la lumière m'aveugle…

-------------------------------


Celui-ci est de Baudelaire :


LES TENEBRES

Dans les caveaux d'insondable tristesse

Où le Destin m'a déjà relégué ;

Où jamais n'entre un rayon rose et gai ;

Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse,



Je suis comme un peintre qu'un Dieu moqueur

Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ;

Où, cuisinier aux appétits funèbres,

Je fais bouillir et je mange mon coeur,



Par instants brille, et s'allonge, et s'étale

Un spectre fait de grâce et de splendeur.

A sa rêveuse allure orientale,



Quand il atteint sa totale grandeur,

Je reconnais ma belle visiteuse :

C'est Elle ! noire et pourtant lumineuse.
Peut-être étais-tu là ? Peut-être m'avez-vous vue ?
Mais vous restez pour moi, d'énigmatiques créatures…

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Seytahn
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Jeu 25 Mai - 11:42

J'affectionne ce petit poème de Baudelaire, qui en quelques mots, pour moi, résume si bien cet état particulier des "sans-racines", et là il ne sagit ni de races ou d'exilés de leurs terres, mais des "Jean-de-la-Lune", des "Têtes-dans-les-Nuages", etc... ces étranges étrangers... où qu'ils soient...leur légèreté et leur souffrance. On en parle si peu de ces étrangers-là.

Citation:
L'ÉTRANGER



- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!

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Oihana
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Lun 29 Mai - 8:43

Je me lance... un petit poème que j'ai écrit ce week-end, allégorie de quelqu'expérience personnelle... Embarassed
Soyez indulgents.


Du fond de mon gouffre, de ma misère, de ma fange
J’ai vu un espoir inattendu en un ange
Qui volait gracieusement, qui planait en dansant.
Ma main vers lui s’est tendue fébrilement
Et j’ai pris mon envol dans l’éther sans y croire.

Mais mes ailes éphémères étaient comme celles d’Icare :
Plus je m’approchais, plus elles se décomposaient
Et avant de le savoir, déjà je tombais.

La chute de cette histoire me paraît bien limpide,
J’en prend pour témoin mes entrailles tristes et putrides.

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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mer 7 Juin - 0:39

Encore un petit poême de ma composition.
Bien maladroit à beaucoup d'égards, mais Rome ne s'est pas faite en un jour.

Du haut de la plus grande tour d’un antique château
Trônait un dragon étendu sur de vieux os.
On parle d’un homme, maudit par sa cupidité
Qui laissa son cœur se repaître d’avidité.
Cette soif le rongea et le métamorphosa,
Ne laissant de lui qu’un lézard haineux et infect
Gardant son trésor comme un pharisien sa loi,
Balayant ses rivaux comme de vulgaires insectes.

Mais un beau jour, un jour légendaire et glorieux
Vint un grand chevalier aussi vaillant que preux.
Il avait ouï les échos d’un trésor fabuleux
Et partit en quête plein d’un espoir vaniteux
D’acquérir moult richesses en détrônant le
Monstre arrogant d’un coup de rapière valeureux.

Après un féroce duel et un cruel combat
Le coup fut porté et l’horrible hydre succomba.
Mais notre héros vers son gain tendit le bras
Et son horreur fut complète, son coeur se glaça,
La lueur de ses yeux se changea en effroi
Car des écailles se formaient au bout de ses doigts.

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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mer 7 Juin - 10:44

Si beau, si franc sur la réalité humaine...

Etes vous toujours aussi dangereuse et inaccecible que ce trésor...
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Oihana
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mer 7 Juin - 11:06

Dangereuse, je ne l'ai jamais été...
Inaccecible non plus...
Pour ce qui est d'inaccessible, par contre, la situation est bel et bien bloquée Very Happy

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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mer 7 Juin - 11:36

Une question, les poèmes doivent être en rapport avec les vamps?
Parce que moi j'en écrit,mais sans respecter tout ce qui est rime alexandrin ect :s
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Seytahn
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mer 7 Juin - 12:07

Hé non quand même, les poèmes ne doivent pas forcément être en rapport avec les Vamps !!!

Ils peuvent être de toutes sortes. ^^

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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mer 7 Juin - 13:20

Les paroles de la chanson "Numb" de Portishead, pour les anglophones...

Unable so lost
I can't find my way
Been searching, but I have never seen
A turning, a turning from deceit

Cos the child roses like
Try to reveal what I could feel

I can't understand myself anymore
But I m still feeling lonely
Feeling so unholy

Cos the child roses like
Try to reveal what I could feel
But this loneliness
It just won't leave me alone

I'm fooling somebody
A faithless path to roam
Deceiving to breath this secretly
This silence, a silence I can't bear

Cos the child roses like
Try to reveal what I could feel
And this loneliness
It just won't leave me alone
And this loneliness,
It just won't leave me alone, ohh no

A lady of war

A lady of war

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Oihana
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Mar 13 Juin - 13:05

Le magnifique poème "The Raven" d'Edgar Allan Poe (je t'aime Edgar! ) sublimement traduit par Baudelaire.
C'est un peu long, mais mettez vous bien à l'aise dans votre chaise, baissez la lumière et plongez vous dedans. C'est divin, ca me fait des frissons chaque fois que je le lis.

Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais,
faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume
d'une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête,
presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de
quelqu'un frappant doucement, frappant à la porte de ma
chambre. "C'est quelque visiteur, - murmurai-je, - qui frappe
à la porte de ma chambre; ce n'est que cela et rien de plus."


Ah! distinctement je me souviens que c'était dans le glacial
décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du
reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin; en vain
m'étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse,
ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et
rayonnante fille que les anges nomment Lénore, - et qu'ici on
ne nommera jamais plus.


Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés
me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques,
inconnues pour moi jusqu'à ce jour; si bien qu'enfin pour
apaiser le battement de mon coeur, je me dressai, répétant:
"C'est quelque visiteur attardé sollicitant l'entrée à la porte de
ma chambre; - c'est cela même, et rien de plus."


Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N'hésitant donc
pas plus longtemps: "Monsieur, dis-je, ou madame, en
vérité, j'implore votre pardon; mais le fait est que je
sommeillais et vous êtes venu frapper si doucement, si
faiblement vous êtes venu frapper à la porte de ma chambre,
qu'à peine étais-je certain de vous avoir entendu." Et alors
j'ouvris la porte toute grande; - les ténèbres, et rien de plus.


Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps
plein d'étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves
qu'aucun mortel n'a jamais osé rêver; mais le silence ne fut
pas troublé, et l'immobilité ne donna aucun signe, et le seul
mot proféré fut un nom chuchoté: "Lénore!" - C'était moi
qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot:
"Lénore!" Purement cela, et rien de plus.


Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon
âme incendiée, j'entendis bientôt un coup un peu plus fort
que le premier. "Sûrement, - dis-je, - sûrement, il y a quelque
chose aux jalousies de ma fenêtre; voyons donc ce que c'est,
et explorons ce mystère. Laissons mon coeur se calmer un
instant, et explorons ce mystère; - c'est le vent, et rien de plus."


Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement
d'ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours.
Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s'arrêta pas, il n'hésita
pas une minute; mais avec la mine d'un lord ou d'une lady, il
se percha au-dessus de la porte de ma chambre; il se percha
sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma
chambre; - il se percha, s'installa, et rien de plus.


Alors, cet oiseau d'ébène, par la gravité de son maintien et
la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination
à sourire: "Bien que ta tête, - lui dis-je, - soit sans huppe et
sans cimier, tu n'es certes pas un poltron, lugubre et ancien
corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel
est ton nom seigneurial aux rivages de la nuit plutonienne!"
Le corbeau dit: "Jamais plus!"


Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si
facilement la parole, bien que sa réponse n'eût pas une bien
grand sens et ne me fût pas d'un grand secours; car nous
devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme
vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre,
un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la
porte de sa chambre, se nommant d'un nom tel que
- Jamais plus!


Mais le corbeau, perché solitaitrement sur le buste placide, ne
proféra que ce mot unique, comme si
dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne
prononça rien de plus; il ne remua pas une plume, -
jusqu'à ce que je me prisse à murmurer faiblement:
"D'autres amis se sont déjà envolés loin de moi; vers
le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes
espérances déjà envolées." L'oiseau dit alors:
"Jamais plus!"


Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec
tant d'à-propos: Sans doute, - dis-je, - ce qu'il
prononce est tout son bagage de savoir, qu'il a pris
chez quelque maître infortuné que le Malheur
impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit,
jusqu'à ce que ses chansons n'eussent plus qu'un
seul refrain, jusqu'à ce que le De profundis de son
Espérance eût pris ce mélancolique refrain: "Jamais -
jamais plus!"


Mais le corbeau induisant encore toute ma
triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège
à coussins en face de l'oiseau et du buste et de la
porte; alors, m'enfonçant dans le velours, je
m'appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant
ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que
ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural
oiseau des anciens jours voulait faire entendre en
croassant son - Jamais plus!


Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais
n'adressant plus une syllabe à l'oiseau, dont les
yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu'au fond
du coeur: je cherchai à deviner cela, et plus encore,
ma tête reposant à l'aise sur le velours du coussin
que caressait la lumière de la lampe, ce velours
violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête,
à Elle, ne pressera plus, - ah! jamais plus!


Alors, il me sembla que l'air s'épaississait, parfumé par
un encensoir invisible que balançaient les séraphins
dont les pas frôlaient le tapis de ma chambre.
"Infortuné! - m'écriai-je, - ton Dieu t'a donné par ses
anges, il t'a envoyé du répit, du répit et du népenthès
dans tes ressouvenirs de Lénore! Bois, oh! bois ce
bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue!" Le
corbeau dit: "Jamais plus!"


"Prophète! - dis-je, - être de malheur! oiseau ou démon!
mais toujours prophète! que tu sois un envoyé du
Tentateur, ou que la tempête t'ait simplement échoué,
naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte,
ensorcelée, dans ce logis par l'Horreur hanté, - dis-moi
sincèrement, je t'en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un
baume de Judée? Dis, dis, je t'en supplie!" Le corbeau
dit: "Jamais plus!"


"Prophète! - dis-je, - être de malheur! oiseau ou démon!
toujours prophète! par ce ciel tendu sur nos têtes, par
ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme
chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle
pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment
Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que
les anges nomment Lénore." Le corbeau dit: "Jamais plus!"


"Que cette parole soit le signal de notre séparation,
oiseau ou démon! - hurlai-je en me redressant. - Rentre
dans la tempête, retourne au rivage de la nuit plutonienne;
ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir
du mensonge que ton âme a proféré; laisse ma solitude
inviolée; quitte ce buste au-dessus de maporte; arrache
ton bec de mon coeur et précipite ton spectre loin de ma
porte!" Le corbeau dit: "Jamais plus!"


Et le corbeau, immuable, est toujours installé sur le buste
pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre;
et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon
qui rêve; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui,
projette son ombre sur le plancher; et mon âme, hors du
cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne
pourra plus s'élever, - jamais plus!

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Seytahn
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Ven 16 Juin - 15:27

Superbe en effet ^^

Dans un tout autre registre, une vieille chanson de Simon & Garfunkel si tristement réaliste et qui dépeint bien mon ressenti actuel :

Citation:
Simon & Garfunkel - The Sound of Silence


Hello darkness my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence

In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
'Neath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence


And in the naked light I saw
Ten thousand people maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share
And no one dare
Disturb the sound of silence


"Fools" said I "You do not know
Silence like a cancer grow
Hear my words that I might teach you
Take my arms that I might reach you"
But my words like silent raindrops fell
And echoed
In the wells of silence


And the people bowed and prayed
To the neon god they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said "The words of the prophets are written on subway walls
And tenement halls"
And whisper'd in the sounds of silence





Traduction d'un amateur :



Citation:
Salut obscurité, ma vieille amie.
Je suis venu pour te parler à nouveau,
Parce qu'une vision avançant doucement,
A laissé ses graines alors que je dormais.
Et la vision qu'on a implanté dans mon cerveau,
Reste encore,
À l'intérieur du son du silence.

Dans des rêves agités, j'ai marché seul,
Sur des routes pavées étroites,
Sous le halo d'un lampadaire.
J'ai tourné mon col vers le froid et l'humidité,
Quand mes yeux ont été poignardés par le flash de la lumière d'un néon,
Qui a déchiré la nuit
Et touché le son du silence.

Et dans la lumière nue j'ai vu,
Dix mille personnes peut-être plus.
Des gens parlant sans rien dire,
Des gens entendant sans écouter,
Des gens écrivant des chansons que les voix ne "partagent" jamais.
Et personne n'ose,
Perturber le son du silence.

"Idiots" ai-je dit "Vous ne savez pas
Que le silence, tel un cancer, se propage,
Écoutez mes mots que je devrais vous enseigner,
Attrapez mes bras que je devrais vous tendre"
Mais mes mots, tels des gouttes de pluie silencieuses, tombèrent,
Et résonnèrent,
Dans les puits du silence.

Et les gens se courbèrent pour prier,
Vers le Dieu-néon qu'ils ont créés,
Et l'enseigne fit clignoter son avertissement,
Dans les mots que cela formait.
Et l'enseigne dit "Les mots d'un prophète sont écrits
Sur les murs du métro
Et les halls d'immeuble"
Et chuchota dans les sons du silence.



Autre traduction plus libre :

Citation:
Bonsoir, ma vieille amie la nuit,
écoute le récit de ma vie,
vois cette image qui peu à peu prend forme,
qui attend doucement que mon âme dorme.
Cette vision qui s’immisce dans mes pensées,
enracinée
dans le murmure du silence.

Seul, dans mon cauchemar, je marchais
le long des ruelles détrempées.
Sous la lueur humide des réverbères,
je remontais le col de mon imper,
quand mes yeux par les néons éblouis,
phares dans la nuit,
ont vu le murmure du silence.

Sous la lumière crue j’ai vu,
une foule, qui l’aurait cru,
de gens qui causent sans jamais se parler
des gens qui entendent sans jamais s’écouter
des gens qui chantent des chansons sans paroles
muette obole
qui brouille le murmure du silence

Diable, dis-je, le savez-vous,
ce mur de silence vous rendra fous.
Ecouter mes mots que je puisse vous apprendre,
prenez mes bras que je puisse vous comprendre.
Mais mes mots ruisselèrent comme une bruine
en gouttes fines,
au fond d’un puis de silence

Et tous ces gens se prosternèrent,
sous les néons s’agenouillèrent.
Enfin l’enseigne se mit à scintiller,
mots en ruban se mirent à défiler,
« Nos psaumes s’affichent
dans les couloirs de nos gares,
tendres bobards,
et se murmurent en silence. »

Traduction libre de
SIMON AND GARFUNKEL
The sound of silence

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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Ven 16 Juin - 18:11

Simon & Gar' a écrit:
Quand mes yeux ont été poignardés par le flash de la lumière d'un néon,
Qui a déchiré la nuit
Et touché le son du silence.


C'est toujours desagréable de se faire flasher ! °o°
...

C'est ça le deuxième effet Sarkobox °o°...
Okay je sors

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... (°c°) ...
Et pour les bras d'une tendre, Je suis même prêt à en donner

Vous aussi vous pensiez qu'il y avait quelque chose d'interressant à lire ici ?
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Lun 21 Aoû - 10:54


Lentement, il glisse de l’ombre jusqu’à sa victime
Un bref instant, il se demande à quoi cela rime
Toujours le même rituel, le même crime
Et soudain sa soif l’anime

Il saissit sa proie par derrière
Plantent ses crocs dans la jugulaire
Et suce ce sang tellement nécessaire
Pour prolonger cette vie amère

Une fois revigouré par cet acte
Son corps nerveux se décontracte
Il repense au Diable et à leur pacte
C’était il y trois cents pour être exacte


C'est domage qu'il y est ce vers là : Pour prolonger cette vie amère No
Mais j'ai rien trouver pour remplacer ce vers si quelqu'un a une idée.

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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Dim 15 Oct - 12:40

Paroles de chansons d'une vraie Vamps (j'ai nommé Robert la chanteuse) :

Citation:
Robert
À la guerre comme à la guerre
Paroles: Amélie Nothomb. Musique: Mathieu Saladin 2002 "Celle qui tue"
© Ed. Arapao

Je pars à la guerre
Dans mon armure
Je pars à la guerre
En tenue de combat
Je n'aimerai pas
Etre à ta place
Tu crois me connaître
Tu n'en reviendras pas

Attends-toi à mourir
A la guerre comme à la guerre
Tous les coups sont permis
Très cher!
Tu ferais bien d'avoir peur
A la guerre comme à la guerre
Tous les coups sont permis
Très cher!

Quand mon épée plongera
Dans ta poitrine ô mon amour
Je pousserai un cri de joie
J'attends ça !

Tu pars à la guerre
Dans ton armure
Tu pars à la guerre
En tenue de combat
Ta fière allure
Me fait sourire
Je sais que c'est toi
Qui mordra la poussière

{Refrain:}
Attends-toi à mourir
A la guerre comme à la guerre
Tous les coups sont permis
Très cher !
Tu ferais bien d'avoir peur
A la guerre à la guerre
Rendez-vous en enfer
Très cher !

Quand tu me demanderas grâce
A genoux, ô mon amour
Je pousserai un cri de joie
Tu verras


Citation:

Robert Sans domicile
Sorcière

Paroles: Amélie Nothomb. Musique: Mathieu Saladin 2002 "Celle qui tue"
© Ed. Arapao

Sorcière,
Transforme-moi en citrouille
Après minuit, je m'enrage
Je veux tuer mon amant
Je suis en état de nuire
Change mes ongles en velours
Ou je lui arrache les yeux
Emmène-moi loin d'ici
Pour que je sauve sa vie
Ah, ah, ah, ah, ah, ah !

Le désir
Me donne envie de faire le mal
L'amour m'est un crime
Je n'ai pas
Pas l'innocence
Le plaisir
Me donne envie d'aller plus loin
L'amour m'est un crime
Qui jamais
Ne me pardonnera

Sorcière
Transforme-la en citrouille
Cet amant si ravissant
Après minuit, j'ai si faim
J'ai trop envie de son sang
Ma dentition me démange
Quand je vois ce cou si blanc
Derrière mon visage d'ange
Un vampire d'au moins cent ans
Ah, ah, ah, ah, ah, ah !




Citation:
Robert Juste en fermant les yeux Liste des chansons de Robert L'eau et le ciel
L'appel de la succube
I
Paroles: Amélie Nothomb. Musique: Mathieu Saladin 2000 "Princesse de rien (2ème édition)"
© Ed. D.R.

Toi
Au fond de la nuit, tu ne dors
Au fond de la nuit, tu t'agites et tu cries
Au fond de la nuit, tu as peur
Au fond de ton cœur, tu sais bien que c'est moi
Qui t'appelle
Qui te veux
Qui te prends
Qui t'adore
Qui te hais
Qui t'en veux
Qui rouvre ta blessure

Toi
Il y a si longtemps, ton sang était le mien
Il y a si longtemps, tu m'appartenais
Pour l'éternité
Il y a si longtemps, tu te donnais à moi
Il y a si longtemps, tu disais m'aimer
Pour l'éternité

Toi
Tu as porté mon deuil un temps
Puis il a fallu que la vie continue
Mais au fond de toi, tu as peur
Car tu sais que tu ne m'as pas survécu
Tu m'appelles
Tu me veux
Tu me prends
Tu m'adores
Tu me hais
Tu m'en veux
Tu rouvres ma blessure

Toi
Jusqu'à l'infini, ton sang sera le mien
Jusqu'à l'infini, tu m'appartiendras
Pour l'éternité
Jusqu'à l'infini, je te boirai la vie
Jusqu'à l'infini, je te posséderai
Pour l'éternité
Jusqu'à l'infini, je te boirai la vie
Jusqu'à l'infini, je te posséderai
Pour l'éternité

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Un peu de poésie

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